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L’ONU accuse plusieurs pays de contribuer à l’instabilité de la RDC

Selon un récent rapport au Conseil de sécurité, l’armée de la RD Congo reçoit des armes et une formation de plusieurs pays sans en avertir les Nations Unies, comme l’exige une résolution de 2004. Certaines armes sont tombées entre les mains de groupes armés opérant dans l’est du pays, prévient le rapport confidentiel d’experts de l’ONU obtenu par l’AFP jeudi.
L’est de la République démocratique du Congo est l’un des points chauds de l’Afrique, en proie à la violence des milices qui a fait plus de 1000 morts en quelques mois et fait fuir plus d’un demi-million de personnes. Le gouvernement de Kinshasa a dans le passé accusé les pays voisins de chercher à le déstabiliser. Ces gouvernements ont à leur tour déclaré que la RD Congo, un vaste pays de la taille de l’Europe continentale occidentale, est un paradis pour les groupes qui s’opposent à leur pouvoir. Les experts de l’ONU surveillent les sanctions contre le pays qui expirent fin juin.

Les experts désignent des instructeurs et du matériel provenant d’Albanie, de Roumanie, de Turquie, d’Afrique du Sud, d’Israël, de Chine, d’Iran, du Royaume-Uni, de Corée du Nord, du Soudan et des États-Unis, entre autres. La RD Congo et ses militaires n’ont pas été soumis à un embargo sur les armes depuis 2008, bien que cela s’applique toujours aux groupes armés. Cependant, la formation des militaires ou la livraison d’armes à ces derniers reste soumise à notification. Les sanctions de l’ONU peuvent également inclure des interdictions de voyager et des gels d’avoirs. Le rapport note que plusieurs pays « ont livré des quantités importantes d’armes, de munitions, d’équipements et de véhicules militaires » aux militaires. Cela comprenait des hélicoptères civils transférés à des fins militaires, indique le rapport.

« Au cours de la dernière décennie, une grande partie de la logistique aérienne des FARDC (les militaires) s’est appuyée sur une flotte de transporteurs de fret immatriculés à l’étranger et opérant en violation des normes et réglementations de l’aviation civile internationale et nationale », indique le rapport. Une partie du matériel livré aux FARDC a été par la suite détournée vers des groupes armés dans l’est du pays », poursuit le rapport. Les autorités chinoises ont déclaré qu’elles enquêtaient sur ces allégations, tandis que l’Iran a nié avoir jamais transféré du matériel en RD du Congo, faisant craindre que l’équipement ait été envoyé par un tiers.

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