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Pascal Beveraggi : grandeur et décadence d’un escroc international au Katanga?

Depuis l’arrêt de la Cour de Cassation de Paris du 05 février 2020 qui a définitivement donné raison à Moïse Katumbi dans son conflit l’opposant à son ancien employé Pascal Beveraggi, l’homme d’affaires français va de déroutes en déroutes.

Le sémillant corse mène un combat d’arrière-garde en tentant bien maladroitement de manipuler la presse afin d’imputer ses déboires à quelques ONG de la société civile qui seraient selon Africa Intelligence sous influence de Moïse Katumbi.

En réalité, la situation financière de l’homme d’affaires corse est de plus en plus précaire. En recourant à des organes de presse pour distiller de fausses informations, Pascal Beveraggi est désormais engagé dans un véritable parcours de détresse.


Pour la petite histoire, après avoir ravi avec un culot digne des plus grands malfrats la société ex-MCK de Moïse Katumib en tirant parti de la faillite de son employeur Necotrans, Pascal Beveraggi avait commencé à rouler grand train.

L’appui de quelques généraux proches de l’ancien président de la République avait donné des ailes l’ancien employé de Moïse Katumbi. Faisant feu de tout bois, le nouveau patron de MCK, rebaptisé NBMining, courait les banques à la recherche de financement.

Parallèlement, il dépouillait systématiquemet l’entreprise de sa trésorerie et de son capital. Il transférait des millions de dollars sur ses comptes à Dubaï. Les machines et les gros engins de l’ex-MCK disparaissaient les uns après les autres.

Pendant ce temps, le Corse éludait systématiquement les impôts et taxes dus par l’entreprise au Trésor Public congolais. Il refusait de payer les décomptes finaux à des centaines de chefs de famille victimes de licenciements secs.

Fort de ses appuis au plus haut niveau de la République de l’époque qui voulait en découdre avec Moïse Katumbi, Pascal Beveraggi osait tout ! Avec frénésie, il s’engageait dans le football en se faisant élire à la tête du FC Lupopo.

Il voulait traquer Moïse Katumbi sur le terrain du spot. Oubliant qu’il est moins grave de perdre que de se perdre, rien ne pouvait faire peur à l’homme d’affaires dont le passé d’aigrefin échappait à la lecture des observateurs avertis.


En effet, une rapide lecture du parcours du quinquagénaire décille les paupières des plus aveugles qui, en RDCongo, ont cru que l’homme disposait de véritables ressources propres pour développer ses entreprises.

Or, tout au long de sa vie d’homme d’entrepreneur, Pascal Beveraggi a toujours été dans l’incapacité de développer le moindre business. Le fils de Paul Beveraggi, vice-Président de la Fédération du Bâtiment de Haute Corse, a toujours traîné une réputation sulfureuse.

Connu pour s’être essayé sans succès dans le business, les quelques maigres sociétés à la tête desquelles trônait le jeune flambeur corse n’ont jamais employé chacune plus de 3 ou 4 employés.

En 2013, le chiffre d’affaires de la plus importante d’entre elles, Caruchetta sprl s’élèvait à… 50.000 euros.

Vraiment pas de quoi effrayer le monde de la finance française ou monégasque qui a vu dans ce jeune flambeur rouant en porsche et écumant les boîtes de nuit qu’un de ces innombrables fils à papa dont le destin, qui comme la rosée du matin, s’évapore aux premiers rayons de soleil.


Pascal Beveraggi est bel et bien un mythomane doué d’un talent hors pair de la mise en scène. Partout où il passe, l’homme tente de donner le change en se vantant d’appartenir au cercle restreint des grands hommes d’affaires français. Mais, il y a bien loin des Arnaud, Dassaut ou Pinault de ce petit corse qui n’a jamais cessé de nourrir les ambitions de conquête d’un Napoléon d’opérette.

S’il est vrai que réussir n’est pas avoir la folie des grandeurs mais de la grandeur dans ses folies, assurément, des folies, Pascal Beveraggi en a toujours eu plein la tête. De la grandeur, par contre, il lui en a toujours manqué cruellement pour sortir du catalogue des fils à papa plus proche du registre des petites frappes de Corse que des managers de classe internationale.


Dans l’hexagone, la fraternité inscrite au fronton de tous les édifices publics prend un sens tout particulier quand on vient de l’île de Beauté.

En délicatesse avec le fisc et les douanes françaises qui le suspectaient de fraude concernant la propriété d’un yacht de luxe, Pascal Beveraggi s’est fait recruter par Necotrans, une entreprise de logistique.

Après avoir été envoyé en mission en RDCongo, en quelques mois, le cadre salarié ambitieux s’est érigé en figure du business corse-Afrique.
Aujourd’hui, après avoir été débouté par la Haute juridiction française, Pascal Beveraggi fuit les banquiers congolais à qui il doit plusieurs dizaines de millions de dollars.

Tout comme il fuit des dizaines de fournisseurs impayés. Incapable d’éponger ses dettes, il continue à vendre du vent et à se présenter en martyr.

Il est vrai que le vent tourne en République Démocratique du Congo. Avec le nouveau pouvoir issu des élections de 2018, la Justice congolaise prend son indépendance.

Les généraux qui faisaient hier la pluie et le beau temps essayent vaille que vaille de se racheter une conduite. Pascal Beveraggi et ses casseroles font désordre dans ce nouveau paysage.

Reste la nuit pour venger le jour dit-on ! En mal de chercher quelques bouc-émissaires, l’homme d’affaires corse agit désormais en chauve-souris. Devenu encombrant auprès de ses anciens soutiens, il compte encore quelques amis de plus en plus rares dans la presse internationale.

C’est ainsi qu’il a fait appel à Africa Intelligence afin d’imputer à quelques ONG qui exigent qu’une transparence totale soit faite sur ses affaires la main de Moïse Katumbi.

A rebours de l’évolution de la situation, l’homme d’affaires corse est en chute libre. Faute de pouvoir s’appuyer sur ses généraux et sur l’ancien président, l’ancien employé de Moïse Katumbi est dans l’obligation de faire preuve d’intelligence.

Devant l’étendue de son malheur et l’imminence des poursuites qui vont s’engager bientôt contre lui, Pascal Beveraggi n’a pas encore compris que l’ombre est fille de la lumière.

Or après avoir été sous les feux de la rampe, l’ex-salarié de Necotrans doit apprendre l’humilité qui n’en demeure pas moins l’une des mesures de la grandeur de l’homme.

Sébastien Bartos

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