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TRIBALISME, RÉGIONALISME ET RISQUE DE RETOUR DE KABILA À LA PRÉSIDENCE : Et si Tshisekedi et Fayulu se parlaient ?

C’est un climat délétère où la moindre étincelle pourrait entraîner le pays dans un irréparable généralisé qui, après, posera la question de savoir comment en est-on arrivé là. Il me semble qu’il y a un lien entre les violences de Kasumbalesa et les propos dangereusement régionalistes de Kabange Numbi sur le Haut-Katanga. A Kinshasa, on assiste à une radicalisation des partisans de Tshisekedi et ceux de Fayulu qui commence à titiller les clivages interethniques. Il faut dire que le deal et le vol de la victoire de Fayulu commencent à devenir insupportables au vu des désordres sécuritaires dans le pays et d’une présidence marquée par le pillage par millions des caisses de l’Etat, alors qu’un peuple rame tous les jours pour manger, se loger, se faire soigner,…. Pendant ce temps, un retour apocalyptique de Joseph Kabila à la présidence devient une quasi certitude qui fait froid dans le dos, compte tenu de la culture de massacres qui a caractérisé sont règne, et qui a fait pleurer le pays de toutes ses larmes. Mais il faut toujours garder à l’esprit le fait que la « communauté internationale » est pétrie dans un tel cynisme qu’elle pourrait lui apporter son soutien s’il apparaît comme le seul homme capable, militairement, de mettre fin au chaos des conflits interethniques, si nous commettons l’erreur de commencer à nous battre physiquement entre nous. Si j’avais une voix assez audible, je conseillerais avec insistance à Félix Tshisekedi et Martin Fayulu de se parler, même discrètement, dans un premier temps. Puis de se mettre d’accord pour travailler ensemble, calmer leurs bases respectives et tout faire pour empêcher le retour de Joseph Kabila à la présidence de la République. Car la plus grave erreur que nous pourrions ne jamais nous pardonner entre nous, c’est de laisser cet homme profiter de nos querelles pour s’installer à nouveau dans le fauteuil présidentiel. Nombreux sont ceux qui prendraient le chemin de l’exil ou des camps de déplacés, où il sera difficile de nous supporter entre nous, puisque nous y passerons notre temps à nous pointer du doigt : « c’est votre faute ». Le genre d’opprobre que les mobutistes subissent depuis trois décennies suite à la confiscation de notre pays par les forces rwandaises.

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